For the Lastest News Sign up mobilsocial



Samuel Paty : du cours sur les caricatures à son assassinat, le récit …

Samuel Paty

Samuel Paty : du cours sur les caricatures à son assassinat, le récit …

Le professeur dhistoire Samuel Paty a été assassiné, vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, pour avoir montré en classe de 4e les caricatures de …

Samuel Paty : du cours sur les caricatures à son assassinat, le récit de onze jours d’engrenage – ladepeche.fr

23h32

Santé

23h15

Faits divers

23h02

Top 14

23h00

Terrorisme

22h53

Terrorisme

22h50

Politique

22h12

Commémorations – Hommages

22h02

Faits divers

21h51

Terrorisme

21h39

Faits divers

21h35

Coronavirus – Covid 19

21h28

Insolite

21h22

Coronavirus – Covid 19

21h07

Environnement

21h07

Actu ciné

20h48

Commémorations – Hommages

20h12

Faits divers

20h11

Handball

20h00

Société

19h12

Commémorations – Hommages

lundi 19 octobre 2020, Saint René


/ 17
°

, ,

Publié le 18/10/2020 à 20:41
, mis à jour

à 22:53

l’essentiel
Le professeur d'histoire Samuel Paty a été assassiné, vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, pour avoir montré en classe de 4e les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Un homme de 18 ans, qu'il ne connaissait pas, l'a décapité. Un parent d'élève avait lancé une polémique sur les réseaux sociaux. Récit des onze jours qui ont conduit, en France en 2020, à la mort barbare d'un enseignant en pleine rue.

Lundi 5 octobre au collège du Bois-d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. L'enseignant d'histoire Samuel Paty décide de faire un cours sur la liberté d'expression avec ses élèves de 4e. Le thème fait partie du programme d'EMC, l'enseignement moral et civique.

Pour illustrer son propos, il choisit de montrer deux caricatures du prophète Mahomet publiées par le journal Charlie Hebdo : la “une” du journal satirique au lendemain de l'attentat du 7 janvier 2015 et un dessin qui montrait le prophète nu et accroupi avec la légende “une étoile est née”. Auparavant, il propose aux élèves qui ne voudraient pas voir les caricatures de fermer les yeux ou de sortir de la classe. Une attitude pour laquelle il n'a jamais été menacé de sanction, indique le ministère de l'Education Nationale.

Le collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine.
Photo département des Yvelines

A lire aussi :

Appel à la mobilisation contre l'enseignant

Mercredi 7 octobre, en fin de journée, le père d'une des élèves, Brahim C., raconte sur sa page Facebook que l'enseignant a montré les caricatures de Mahomet nu et appelle  la mobilisation contre le professeur pour obtenir son exclusion du collège. Il mentionne son propre numéro de téléphone. L'enquête a déjà prouvé que sa fille de 13 ans n'a pas assisté au cours.

A lire aussi :

Jeudi 8 octobre, en fin de matinée, le père de l'élève et un autre homme se présentent au collège. Le second homme est le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, connu des services de renseignement. La principale les reçoit et tente d'apaiser les tensions. Les deux hommes exigent le renvoi de l'enseignant et menacent d'organiser des manifestations s'ils n'obtiennent pas satisfaction. Dans la foulée, a précisé le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer, la principale alerte les équipes Valeurs de la République, les référents laïcité de l'Education Nationale. Dans la soirée, le père de famille publie une nouvelle vidéo dans laquelle il donne le nom de l'enseignant, l'adresse du collège et incite “à dire stop”. Toujours ce soir-là, il se rend au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine avec sa fille et porte plainte pour diffusion d'images pornographiques. Face aux policiers, l'adolescente explique avoir été exclue deux jours du collège à la demande de Samuel Paty. L'exclusion, selon l'établissement scolaire, avait pour origine le comportement de l'élève et ses multiples retards en cours.

A lire aussi :

Plaintes réciproques

Lundi 12 octobre, le commissariat convoque Samuel Petit pour entendre sa version. L'enseignant dément avoir demandé aux élèves musulmans de s'identifier et de sortir de la classe mais d'avoir proposé aux élèves de ne pas les regarder. L'enseignant porte alors plainte contre le père de famille pour diffamation publique.

Toujours, le lundi 12 octobre, le père de famille Brahim C. publie une nouvelle vidéo sur Youtube intitulée “l'islam et le prophète insultés dans un collège public”. Le père de famille et sa fille racontent à nouveau leur version. Un homme, qui n'apparaît pas à l'écran, accuse Emmanuel Macron d'avoir “attisé la haine” vis-à-vis des musulmans” et menace de manifester devant le collège et l'inspection d'académie.

Dans le même temps, le collège reçoit plusieurs appels menaçants. Le père, lui, refuse de rencontrer directement l'enseignant. Le commissariat convoque à nouveau le père de famille le mercredi 14 octobre mais il ne s'y rend pas.

L'enseignant est décapité

Vendredi 16 octobre, Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, un russe d'origine tchétchène de 18 ans, qui habite à Evreux à 1h30 de route, se trouve à Conflans-Sainte-Honorine. Vers midi, il écrit le texte de revendication, qui sera publié sur Twitter, dans le bloc-notes de son téléphone. Une fois devant le collège du Bois-d'Aulne, il demande à des collégiens de lui montrer l'enseignant.

Samuel Paty quitte le collège à pied pour rentrer à son domicile, en ce jour des vacances de la Toussaint. Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, qui ne connaît pas sa victime, attaque le professeur d'histoire de 47 ans. Le corps est découvert rue du Buisson-Moineau à Eragny dans le Val d'Oise, non loin du collège. Il présente de multiples plaies à la tête, aux membres supérieurs, à l'abdomen et il est décapité.

La police municipale d'Eragny prévient alors la police nationale. Arrivés sur place, les policiers nationaux identifient un homme équipé d'une arme de poing, rue Roger-Salengro. L'homme court en direction des policiers en tirant à cinq reprises. Trois des policiers ripostent. L'homme tombe au sol mais essaie, en se relevant, de donner des coups de couteau aux policiers. Il est alors neutralisé par les forces de l'ordre. Le corps du terroriste présente neuf impacts de balle. Les policiers trouvent sur son corps un poignard, une arme de poing de type Airsoft et cinq cartouches de gaz. Un second couteau ensanglanté de 35 cm, a été découvert à une trentaine de mètres du corps de l'enseignant.

“Ils ne passeront pas”

Le soir même, Emmanuel Macron, Jean Castex et plusieurs ministres se rendent sur place pour rencontrer les équipes du collège. Les traits tirés, l’air grave mais aussi très ému, le chef de l’Etat lance un appel très fort aux Français à “faire bloc”. “Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé”, déclare le président de la République. Puis il affirme haut et fort : “Ils ne passeront pas. Nous ferons bloc”.

Le terroriste est rapidement identifié. Il s'appelle Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov. Né le 12 mars 2002 à Moscou, de nationalité russe mais d'origine tchétchène, arrivé en France à six ans en 2008, il bénéficiait d'un statut de réfugié et s'était vu délivrer un titre de séjour le 4 mars 2020, valable jusqu'en mars 2030. Une carte de séjour délivrée de façon quasi-automatique, son père ayant obtenu le statut de réfugié en 2011. Le terroriste habitait à Evreux dans l'Eure. Il était inconnu des services de renseignement. Les voisins décrivent un garçon “discret” et “plongé dans la religion” depuis trois ans. En France, il n'avait jamais été condamné. Toutefois, il était connu de la police pour des dégradations de biens publics et de violences en réunion quand il était mineur.

A lire aussi :

Le terroriste vivait à Eveux dans le quartier de la Madeleine.
Photo MaxPPP

Onze gardes à vue

Avant d'être abattu par la police, le terroriste avait posté un message de revendication sur son compte Twitter accompagné d'une photo de sa victime. Il critiquait “Macron le chien des infidèles”, affirmait “avoir exécuté un chien de l'enfer” qui avait “osé rabaisser Muhammad” et indiquait avoir agi “au nom d'Allah”.

Onze personnes sont placées en garde à vue à l'heure actuelle : quatre membres de la famille du terroriste (le père, la mère, le petit frère, le grand-père), trois personnes qui ont été en contact avec le terroriste peu avant la décapitation et qui se sont spontanément présentées à la police, le père de la collégienne Brahim C., un autre parent d'élève mécontent, l'homme qui avait accompagné le père au collège – le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui – et sa compagne.

A lire aussi :

Des rassemblements dans toute la France

Deux jours après l'assassinat de Samuel Paty, dimanche 18 octobre, des dizaines de milliers de Français, citoyens, enseignants ou élus, se sont rassemblés dans de nombreuses villes pour rendre hommage à Samuel Paty, dire non à la violence et défendre la liberté d'expression. 5000 personnes se sont réunies à Toulouse selon la police, un millier à Montauban, 800 à Carcassonne, 600 à Albi et Narbonne, 500 à Cahors et Foix, 400 à Tarbes, 200 à Agen ou 150 à Auch. Un hommage national sera rendu à Samuel Paty mercredi 21 octobre en coordination avec sa famille.

Des milliers de personnes se sont réunies place du Capitole à Toulouse, ce dimanche 18 octobre 2020.
Photo DDM, Xavier de Fenoyl

Le parquet national antiterroriste pilote l'enquête et a ouvert une enquête de flagrance pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes. L'enquête est menée par la direction centrale de la police judiciaire et à la direction générale de la sécurité intérieure.

L'enquête devra déterminer l'emploi du temps du terroriste les jours précédents, le déroulement exact des faits et l'implication des personnes gardées à vue. Ou comment un enseignant a pu être la victime innocente d'un crime barbare simplement pour avoir fait son métier et voulu expliquer la liberté d'expression à des adolescents de 14 ans.

Sur le même sujet

Envie de donner votre avis ?
(9 commentaires)

Une erreur est survenue.

Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (9)

Il y a 1 heure
Le 18/10/2020 à 22:27

Le père et la fille portent plainte et c’est l’enseignant qui est convoqué pour se justifier. Pendant ce temps, le père (et d’autres probablement) publient des messages de menace sur les réseaux sociaux et personne ne les interpelle ? Qui est la victime dans tout ça?
On va dans quel sens? Tant que çà fonctionnera dans ce sens, les enseignants seront en danger.
Il en va de la défense du service public et de la laïcité.

Répondre
Signaler un abus

Il y a 1 heure
Le 18/10/2020 à 22:27

Ici c est la France ! Si les caricatures du prophète Mahomet ne vous plaisent pas, changez de pays ! Allez dans un pays on ne fait pas de caricatures et où vos idées seront en accord avec la société. On ne vous retient pas.

Répondre
Signaler un abus

Il y a 1 heure
Le 18/10/2020 à 22:20

Ou est mon post ?

Répondre
Signaler un abus

Il y a 1 heure
Le 18/10/2020 à 22:15

Les Religions, quelles qu’elles soient, sont les pires maux de l’humanité.
Elles visent à utiliser les peurs et méconnaissances des hommes pour les enfermer dans des visions idéologiques et toujours partisanes.

Répondre
Signaler un abus

Il y a 2 heures
Le 18/10/2020 à 21:46

Et l’imam qu’il a vu pendant ces trois ans ou il c’est plonger dans la religion ainsi que la mosquée en question on en fait quoi ???!!!

Répondre
Signaler un abus

Il y a 2 heures
Le 18/10/2020 à 21:07

C’est une véritable honte
Il faut aussi une enquête parlementaire pour que de telles horreurs ne se renouvellent plus jamais et mettre à jour les probables manquements de sa hiérarchie. Il aurait dû être entouré protégé par l’inspection académique. Que faisaient ces inspecteurs ? Pourquoi n’ont ils pas convoqué ces parents haineux pour les remettre à leur place ?

Il y a 1 heure
Le 18/10/2020 à 22:26

Et de quel droit le père a-t-il pu être reçu par la chef d’établissement accompagné dans l’enceinte scolaire par un acolyte qui n’était pas responsable légal de l’enfant ? Nous sommes toujours dans le cadre du plan Vigipirate si je ne m’abuse…

Répondre
Signaler un abus

Il y a 2 heures
Le 18/10/2020 à 21:03

Vous devez écrire Mouhammed et non Mahomet ça sort d où ce prénom ce prof ne devait pas être assassiné avec barbarie , compassion à sa famille , Charlie Hebdo attise la haine et veut diviser les communautés en Islam on ne représente pas Mouhammed ni Jésus et autres Prophètes par des images ou dessin

Il y a 1 heure
Le 18/10/2020 à 22:31

Ici on est en France. La liberté d expression existe. Si cela ne vous plaît pas, changez de pays. On ne vous retient pas.

Répondre
Signaler un abus

Signaler un abus

1

2

3

4

5

1

2

3

4

5

À lire aussi de Terrorisme

1

2

3

4

5

Aussi à la une

1

2

3

4

5

Lancez votre recherche

Rechercher…

Pour profiter pleinement de l’info, abonnez-vous !

Suivez-nous

Les sites du groupe

Newsletter
S’abonner à la newsletter quotidienne

Journal
Retrouvez La Dépêche sur internet

© 2020

Join mobilsocial social network mobilsocial This article source is ladepeche.fr Article is Samuel Paty : du cours sur les caricatures à son assassinat, le récit …



USA latest News | Canada latest News | Australia latest News




Social Network

accident attorney miami